Background Image

Descent Of Arkhona - Nouvelle De Frenchtouch03

Discussion in 'French' started by Frenchtouch03, Aug 9, 2014.

  1. Tiens tiens la suite ! Hâte de la lire elle à l'air cool !
    Frenchtouch03 likes this.
  2. Henribar Henribar First Blood!

    L'Orkeausaure prit des glaces?

    C'est possible. Soit c'est vrai que les habitants où les impériaux auraient dû le remarquer (on n'ignore pas une bête qui fait la taille d'un Warlord). Mais une bête comme ça est dopé aux champignons. Il est donc possible que les champignons aient protégé la bête du froid (fine couche isolatrice sur la peau, ralentissement de l'organisme pour un produire un état léthargique). On ne sait pas ce que peuvent faire des champi (orks), mais c'est possible.
    Frenchtouch03 likes this.
  3. CreatorOfMoon Creator Well-Known Member

    Pas le fait que ça l'est protégé du froid non. Le fait qu'une bête de la taille d'Un titan puisse subir une température suffisante pour la refroidir et la congeler intégralement, la si ça me gêne ^^'
  4. Warhammer 40,000 est le temps des légendes et des mythes ! Si ça a marché avec les mammouths (Allons, personne ne lisait les revues scientifiques de quand j'étais petit ?), je me suis dit que ça marcherait avec les Orkeosaurus... Et puis... Sommes-nous vraiment en train de débattre de la plausibilité d'une histoire de 40,000 ?
  5. CHIBAKUTENSEI79 CHIBAKUTENSEI92 Well-Known Member

    Ben tout peu être congelé même un titan ^^ même si ça taille est énorme,la nature fais loi ^^
    L'orkeausaurus rex^^ n'est pas aussi grand qu'une planète^^,même une planète entière peut être gelé^^
  6. Plausibilité? Sérieux? Avec des mecs de 2.5m, en armure over perfectionnée, qui chialent comme des bébés quand ils voient pépé croulant?
    Et la congélation d'un Orkeosaurus vous gêne??
    *Va mourir de rire et revient*
  7. Bon, voici la seconde version de mon récit, où la psychopathie douce qui couve en moi se révèle pour le malheur de mon humour habituel, mais pour un ton qui colle peut-être mieux à Warhammer 40,000... lisez bien, c'est radicalement différent !



    Orkeosaurus

    Par Frenchtouch03

    « Venez, rapprochez vous du feu. Comme promis, je viens poursuivre mon récit… Je reconnais là certaines personnes, mais je vois aussi de nouveaux arrivants… Voici un résumé pour eux : ainsi donc, Krorgark le Chasseur avait disparu dans les ténèbres glacées du nord d’Arkhona, emportant avec lui son ami le Dark Angel Baalakai au bord de la mort - cas rare voir unique d’amitié sincère entre un Ork et un Space Marine, méritant d’être conté - et une rancune profondément ancrée dans son âme…
    Il disparut tout simplement, introuvable par les patrouilles Orks envoyées par Grazkul. Seul le retour inexpliqué de Baalakai dans une forteresse impériale témoignait de ses actions. Puis, plus rien.
    Quant à Grazkul le Trakeur, le second du Big Boss Ork Henrkrazeur, il était illusoire de croire qu’il allait céder à la peur d’une vengeance de la part du Chasseur… Continuant à guerroyer pour le compte de son chef, il dut néanmoins laisser le Super-Gargant Kraz’Tou’ derrière lui, en tant que rempart contre les Tyranides de plus en plus présents.
    Poursuivant sa route, il eut encore quelques victoires, jusqu’à ce que le manque de son Titan se fasse cruellement sentir : le Fort-Amalus, défendu par des Gardes Impériaux et des Ultramarines, encaissé dans une gorge rendant la supériorité numérique des Peaux-Vertes inutiles, le retenait depuis une semaine.
    Mais, comme toujours dans sa vie retorse et sanglante, la chance semblait lui sourire, du sourire carnassier et cruel qui précédait toujours une de ses victoires.
    C’est ainsi qu’à l’aube du huitième jour… »

    Siège de Fort-Amalus, côté des assiégeants de la Horde de Grazkul, vingt-deuxième jour sur Arkhona.

    Le ciel chargé de vapeurs délétères était régulièrement traversé par des salves de tirs de tous calibres, créant une toile et un bruit de fond cauchemardesque.
    Mais Grazkul était heureux, autant que puisse l’être un Ork. Il avait longuement combattu hier soir et, même s’il n’avait put poser pied sur les remparts qui l’empêchaient de poursuivre sa route, il avait lu dans les yeux des défenseurs une peur sourde et invincible… De plus, sa hache-tronçonneuse avait tant été abreuvée de sang que l’entité démoniaque enfermée à l’intérieur semblait être satisfaite de son porteur et le laissait en paix. Le mauvais côté de cette nuit avait été le même que les précédentes : la sortie des Space Marines. Afin de remonter le moral des troupes, les Ultramarines faisaient chaque nuit une nouvelle percée. Malgré les pièges et les embuscades, aucun des leurs n’étaient morts depuis le début du siège… Comme si leur Empereur-dieu les protégeait vraiment ! Sans ça, la Garde aurait fuit depuis longtemps. Mais Grazkul avait de quoi déloger même les meilleurs guerriers de l’univers…

    Le Trakeur monta à bord d’un Truk noir - se baissant pour que son imposant dos bossu puisse rentrer - dans lequel l’attendait un autre Peau-Verte ; un Mékano, d’après son accoutrement, avec la face couturée et la peau sombre. Le vent glacial du nord charriait à nouveau des rafales de neige, faisaient vibrer les stalactites accrochés aux véhicules…
    « Koman’ ça avanss’, Grorhik, demanda Grazkul de sa voix caverneuse alors que son transport démarrait ?
    -Bien, Boss, trè’ très bien, répondit l’autre en exagérant les sons sifflés de sa phrase. Je penss’ ke nous serons prêt dan’ les temps…
    -Aujourd’hui ?
    -C’la même, Boss… »
    Le Truk, dans la tradition de conduite Ork, glissa un instant sur une couche de glace, menaça de se retourner, puis repartit en zigzaguant droit devant lui. Il finit par dépasser un immense glacier, plus grand que le Super-Gargant… Pour révéler une figure apocalyptique.
    Comme issue de songes hantés par des images préhistoriques, la créature gargantuesque enchâssée dans la glace semblait avoir été créée il y de cela plusieurs millénaires. Quatre pattes, des flancs monstrueusement larges blindés d’écailles de la taille d’immeubles, des griffes aux pieds comme autant d’épées des géants mythologiques, une face hideuse surmontée d’une couronne de pointes osseuses et d’yeux ridiculement petits en comparaison du reste de la bête, et surtout, surtout, une mâchoire garnie de dents capable de se refermer sur une île entière pour l’engloutir à jamais !
    C’était l’arme secrète de Grazkul ; c’était l’Orkeosaurus.
    crowe-leretour and Henribar like this.
  8. Tout autour de lui avaient été montés de kilométriques échafaudages sur lesquels s’activaient des Peaux-Vertes fébriles. Des ascenseurs rudimentaires avaient été aménagés afin de monter les passagers sur le howdah construit il y a quelques jours, et au poste de pilotage de la bête, le crâne. Proche de celui-ci, de curieux appareils s’enfonçaient dans le cerveau du monstre.
    « Tré’ bien, félicita Grakul. Mai’ j’rest’ sceptik’…
    -Ne kraignez rien, Boss. Suite à mes nombreu’ voyaj’, je sais qu’un corps kongelé depuis longtemps peut êtr’ ramené à la vie. Il suffit de le réveiller… Je me sui’ zentraîné sur des mammouths…
    -Des koi ?
    -Rien, Boss. »
    Le Truk s’arrêta devant un monte-charge de belle taille ; une foule d’Orks chargés de matériaux attendaient d’être transportés vers les hauteurs, mais tous s’écartèrent respectueusement - et surtout prudemment - à la vue de leur chef.
    Avant de monter sur la plateforme, les deux Peaux-Vertes furent examinés avec exubérance par un Bizarboy, puis reniflé par une bande squigs dressés.
    « Nous avons trouvé un Bizarboy konvenant à nos besoins, Boss, expliqua le Mékano… Il sonde l’esprit de ceux tentan’ d’accéder à l’Orkeosaurus. Kant aux squigs, ill détektent les odeurs étrangères. L’accident d’il y a trois jours, avec cett’ Kallidus, ne risk’ plus de se reproduire… J’ai modifié les squigs pour qu’ils reconnaissent l’odeur de la polymorphine aprè’ avoir mangé son kadavr’… Ca ajouté aux sentinell’, la bête est en sûreté… »
    Le monte-charge commença sa lente ascension.
    Il sembla à Grazkul apercevoir un étrange reflet, un peu plus haut dans les assemblages instables… Mais il n’y prêta pas attention : l’endroit était sécurisé.

    Plus haut, sur le howdah, les deux seuls deux gardiens encor en faction finissaient leur ronde, maudissant le froid. Un petit cri aigu attira finalement leur attention.
    « Squig ! »
    Instinctivement, ils levèrent leurs armes. Mais pas de danger en vue : ce n’était qu’un petit squig violet se dandinant au bout d’une passerelle surplombant le chantier en contrebas.
    « T’es bêt’, fit un Boy en cognant la tête de son camarade. Cé rien… Aukun non Ork peux passer ici, d’toute façon…
    -Ch’uis un Ork, krétins » fit la voix de Krorgark dans leur dos.
    Quels instants plus tard, l’Ork infiltré faisait disparaître discrètement les cadavres des deux Boyz. Heureusement pour Krorgark le Chasseur et son fidèle squig de compagnie, l’endroit était désert ; les travailleurs prenaient une pause.
    Puis il repartit à la recherche d’une cachette ; sa cible, Grazkul, n’allait pas tarder à arriver… Autour de lui, des appareils semblables à des grues et des foreuses faites de bric et de broc devaient s’occuper de dégager les quintaux de glace qui s’étaient accumulés ici au fil des siècles. Les cubes ainsi extraits étaient entassés dans un coin, en attente d’être descendus par des équipes de Boît’ Ki’Tu reconverties en machines de chantiers pour l’occasion.
    Inspectant une grue, Krorgark entendit le bruit d’un monte-charge : sa proie arrivait ! Prit de court, il entra dans la cabine de pilotage de l’appareil en face de lui.
    Caché, il ne pouvait pas voir qui arrivait ; mais il aurait reconnu entre mille le pas lourd et disgracieux de son ennemi juré. Il était accompagné du Mékano en chef…
    « Cé par la têt’ ke l’on conduira l’Orkeosaurus, commença le compagnon de Grazkul. J’é aménagé des command’ simples directement reliées à son cervô… Ca lui évitera d’être hors de contrôl’ à son réveil. »
    Le Chasseur risqua un coup d’œil. Sur Grazkul. Sur la pince de la grue. Sur le tableau de commande devant lui.
    « J’suppoz’ ke lé fils zélektrik’ reliées aux pointes métallik’ du howdah ne son’ pa’ décoratifs…
    -Tout à fait : bientô’, je lancerai une grande décharj’ électrique ki, conduite par les câbl’, réveillera le systèm’ nerveux de l’Orkeosaurus. »
    Un sourire triomphant illumina le visage du Chasseur (Un spectacle navrant.) : coup du sort, il lui suffisait d’abaisser la grue pour écraser son ennemi avec la pince de celle-ci. En prenant bien soin de ne pas se redresser, de peur d’être vu, il leva un doigt dans un geste théâtral ; dans son esprit, un orchestre imaginaire jouait déjà un morceau pompeux pour célébrer sa victoire. Il appuya sur un bouton.
    crowe-leretour and Henribar like this.
  9. « Boss ? fit la voix de Grorhik. Cé normal que la grue s’élèv’ tout’ seule ? »
    Le trompettiste soliste de l’orchestre éthéré fut prit d’une quinte de toux. Seule partie visible de son corps, la main de Krorgark se déporta sur la gauche et tira sur un levier.
    « Cé koi s’bazar ? » grogna Grazkul en voyant le bras de la grue se déporter sur la gauche, heurtant une autre machine.
    Le Chasseur se redressa vivement et abattit ses poings sur chaque bouton du tableau de commande.

    Dresser la liste de ce qui arriva par la suite serait inutile (Entre autre : la pince s’agita convulsivement, la cabine s’éleva, retourna à sa place, sa portière s’ouvrit et se referma violemment dans le nez de Krorgark...), mais nous pouvons dire que Grazkul ne fut en rien affecté par les tentatives d’attaque de son ennemi embusqué.
    « Ca suffi’ main’nan’ ! » cria Grazkul en se dirigeant lourdement vers la cabine où se terrait Krorgark.
    Préparant sa hache-tronçonneuse dans sa main droite, Grazkul ouvrit la porte de la grue. Personne. Mais le coup arriva par derrière ! Quelqu’un s’était caché sur le toit et venait de lui tomber violemment dessus, le propulsant dans le petit poste de commande où sa grande taille le mettait à l’étroit.
    D’abord étourdi, Grazkul ne reconnut pas son agresseur… Un casque à longues cornes… Une tripe-lame dégoulinante d’une humeur visqueuse fixé au gantelet droit, un fling’ kustom’ attaché au bras gauche… une armure en os de squiggoth blanchâtre…
    « Krorgark ! »
    Cette exclamation contenait toute la haine et la rage dont était capable le cœur noir de Grazkul. Krorgark était son ennemi juré depuis le jour où il l’avait humilié aux yeux de son Big Boss…
    Le Chasseur était à peine plus grand qu’un Nob - tout le contraire de sa cible, qui atteignait la taille d’un Méganob sans avoir besoin de porter de protection ! C’est pourquoi il parvint à se glisser lui aussi dans la cabine, et a avoir assez d’espace pour planter ses griffes dans le torse de son ennemi.
    « Tu tomb’ mal, dégénéré… gronda celui-ci en ignorant la douleur. Mé tu m’évit’ la pein’ de t’chercher ! J’savai’ k’cétai’ toi ki m’suivai d’pui troi’ jours !
    -Troi’ jours ? Té parano, j’viens d’arriver !
    -Koi ? Mé ki m’suit d’puis tout c’temps, alors ?
    -T’es p’têtre bigleux et puis c’est tout ! »
    Poussant un rugissement, le Boss fit tournoyer sa hache avec force ; tant de force, en réalité, qu’elle trancha le métal qui l’entourait, découpant avec violence la grue en deux ! Krorgark avait voulu immobiliser son adversaire, mais c’était sans compter sa force et son arme hors du commun…
    La partie supérieure de la grue, coupée de son attache, alla s’écraser contre un appareil électrique à forme conique. Au choc, ce dernier se mit en marche, vibrant et lançant des décharges électriques verdâtres dans les câbles au-dessus du howdah, plongeant l’endroit dans une ambiance irréelle.
    « Cé pa’ vrai ! s’exclama Grorhik. Les kommandes de réveil de l’Orkeosaurus ! Fait’ attention, Boss ! »
    Il se précipita pour essayer d’éteindre la machine.

    Mais Grazkul ne l’entendait pas. Enfin libre de manœuvrer, il repoussa Krorgark et se redressa.
    Sur le howdah, les deux combattants se firent face.
    Le Peau-Verte bossu porta une main à ses blessures. Heureusement, sa toute nouvelle armure de poitrail avait bloqué les coups.
    « Ell’ te plaît ? lança t-il. Ca devrai’… J’lé priz’ sur le torss’ d’ton pot’ l’Marineboy Baalakai. »
    Un tic nerveux sur le visage du Chasseur démontra à Grazkul qu’il avait touché la corde sensible… En effet, le seul moyen qu’il avait de battre son adversaire était de le faire venir au corps à corps ; dans un duel de tir, il perdrait à cause du talent et de l’équipement de Krorgark, reconnu pour ses talents de tireur. Quoi de mieux que de jouer sur la haine ? D’autant plus que Baalakai était encore entre les griffes de la mort suite aux tortures que lui avait infligé Grazkul…
    « Forcéman’, certains bouts d’son armur’ était fixés à sa peau… J’é du en arracher kek’ bouts… Lentement, pour pa’ abîmer l’armure ! »
    Krorgark luttait contre lui-même pour éviter de charger tête baissée dans un piège.
    « Ess’ ke tu sai’ ki sé mi’ à hurler komm’ un goret kan’ j’é du arracher l’un d’sé poumons ? Et à m’supplier, à pleurnicher komm’ tous lé zoms, Marineboy ou pas… Y’te ressembl’, finaleman’… Dé lâch’, tous lé deux ! Vou’ vou’ prenez pour c’ke vou’ zêtes pas ! ‘Z’ête’ rien k’dé abominations pitoyabl’, une hont’ dont aukune dé deu’ zespèss’ ne veut ! »
    S’élançant avec un hurlement de rage, Krorgark abattit furieusement ses griffes de combat. L’attaque avait été fulgurante, rapide au point de ne pas avoir pu être parée. Une profonde entaille s’ouvrit sur le bras droit du Peau-Verte bossu. Titubant en arrière, le Boss regretta finalement d’avoir tant joué avec le désir de vengeance de son adversaire… Il voulut lever son arme, mais le bras était engourdi par le poison introduit dans son organisme… Les trois prochains coups le firent tomber à genoux et lâcher sa hache-tronçonneuse.
    Sans défense, il attendit le coup de grâce.
    Qui ne vint pas.
    Relevant la tête, il vit que Krorgark avait les yeux rivés sur l’arme-démon, comme hypnotisé. Son bras, lentement, se dirigeait vers elle… Sans doute l’entité démoniaque voulait-elle changer de porteur…
    « Non… Ell’ est à moi… »
    Affaibli par le poison, le bossu rampa jusqu’à la hache et posa la main dessus en même temps que son adversaire.
    Ils se redressèrent, tenant fermement l’objet de leurs convoitises entre eux deux.
    Et pour la première fois de sa vie, Grazkul eut peur. Car dans les yeux de Krorgark, la lumière d’intelligence et de roublardise qui lui était caractéristique avait disparue… pour laisser place à un vide stupide, avide de massacre de sang. Grazkul connaissait bien ce regard… il avait été le sien pendant des années… C’est donc cela que ressentait ses ennemis ?
    « Non… À moi ! » s’exclama Krorgark, sortant enfin de sa torpeur.
  10. Sous la lumière fantastique et glauque des machineries Orks, les deux Peaux-Vertes se disputèrent la hache-démon comme des bêtes un quartier de viande. Ils ne parlaient plus, ne pensaient plus ; à quoi cela aurait-il servit, de toute façon ? Seule comptait cette envie de sang qui les envahissait. Presque à quatre pattes, ils se battaient sans intelligence. Cela dut particulièrement plaire à l’hôte de l’arme, car elle s’anima soudain comme douée d’une volonté propre. Elle se mit en marche toute seule, griffant et mutilant les deux combattants. Les rugissements du moteur ressemblaient de plus en plus au rire d’un démon en plein délire... Finalement un flot de sang continu, d’une texture impossible à décrire, coula sans discontinuer des lames de la hache-tronçonneuse. Les Orks en furent bientôt recouvèrent, comme huilés pour participer à quelque jeu olympique blasphématoire !

    Rien ne semblait devoir arrêter cette lutte inhumaine, si ce n’est le démoniaque habitant de l’arme, une fois lassé de ses nouveaux jouets…

    Mais à l’autre bout du howdah, Grorhik s’affairait toujours à empêcher l’Orkeosaurus de se réveillers, sans succès. Un éclair verdâtre jaillit des câbles et alla frapper une antenne située sur la tête de la bête.
    « Squig ! »
    Le cri aigu était venu de sa gauche. Abandonnant ses machines qui ne répondaient plus, le Mékano se retourna. C’était le petit squig violet de Krorgark. Il désignait le duel bestial de sa petite patte.
    « Par Mork, j’avais pas vu ! s’exclama Grorhik. Non ! Je savais bien k’cett’ hach’ lui poserait problèm’ un jour ou l’autr’… Koman’ j’vais faire, moi ? Koman’ j’vais faire ? »
    Le petit squig lui mordilla le pied pour attirer son attention. Une fois l’avoir obtenue, il mima quelque chose.
    « Quoi ? Nan, j’vois pas… Hein ? Conduir’ l’Orkeosaurus ? C’est les leviers dan’ la tête. »
    Avec un grognement, la créature fongoïde bondissante se dirigea vers la tête.
    « J’rêv’ ou j’vien’ de parler à un squig ? » demanda Grorhik tout haut.
    Personne ne lui répondit ; peut-être parce que l’Orkeosaurus fit un grand pas en avant quelques secondes plus tard, déséquilibrant tous ses passagers.

    La hache retomba entre les deux Peaux-Vertes, jetés à terre par la secousse. Comme sortant d’un mauvais rêve, Krorgark cligna plusieurs fois des yeux. Devant lui, larme scintillait étrangement. Il aurait pu la saisir, mais il n’en fit rien ; elle ne lui inspirait plus que du dégoût. Il ne voulait plus jamais la toucher. D’un coup de pied, il l’envoya vers Grazkul qui, lui, n’avait pas de tels remords.
    « Boss ! cria Grorhik d’un ascenseur. L’Orkeosaurus démarre ! ‘Faut partir d’ici, ou on mourra touss’ ! Lé kommandes sont pas au point ! »
    Avec un dernier regard à son ennemi juré, Grazkul disparut dans une cage d’ascenseur.
    « On s’retrouvera. »

    « C’est ainsi que se termine cette histoire. Ou plutôt qu’en commence une autre… Mais ce sera tout pour aujourd’hui.
    Krorgark parvint à domestiquer l’Orkeosaurus, et le Fort-Amallus avait finit écrasé par la course folle de l’animal, enterrant sous les décombres nombres de braves guerriers.
    Mais l’incident d’aujourd’hui n’avait pas fait que choquer Krorgark ou les bureaucrates Impériaux. Grazkul avait raison : il était observé depuis quelques jours. Et, dans l’ombre, un Eldar vêtu de ténèbres décida qu’il était du devoir de son peuple d’éliminer le porteur de la Hache-Démon. Il en allait de leur salut. Du salut d’Arkhona toute entière. »

Share This Page