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Descent Of Arkhona - Nouvelle De Frenchtouch03

Discussion in 'French' started by Frenchtouch03, Aug 9, 2014.

  1. Je vous l'avais promis, la voici !

    Postez vos commentaires après le récit !


    Frères ennemis
    Par Frenchtouch03

    Introduction

    « Kan j’étais jeun’, dans mon villaj’, y’avait un Ogryn. Non, vraiment, un gro’ zogryn. A l’épok, j’étais p’tit, y m’dépassait en taill’. L’était pa ben vu dan l’villaj’, alor moi, j’laimai pas beaukou. Mai’ zun jour ke j’me f’sait tabasser par des boyz plu gro’ k’moi, l’Ogryn est v’nu et a tappé pluss’ fort. On est dev’nu kopain, après ça, et j’me sui’ rendu kompte k’il étai’ pa si désagréabl’ kon avait essayé de m’le fair’ kroir’. J’étai plu ben vu non plu, mais j’men fichè’. R’gard’, ça m’a pas empêché d’venir c’ke chuis. C’était mon ami, et c’était ça ki komptait. L’amitié, cé profon’ dan l’Orkitude, t’vois. »

    « Il est des hommes qui semblent être destinés à observer. Observer et retenir. Non qu’ils aient un rôle vraiment établi, mais l’histoire prouve qu’ils se trouvent toujours au bon endroit au bon moment. Ils sont les témoins d’actes légendaires : la bravoure face aux horreurs infinies de la galaxie, la résistance désespérée de l’espèce humaine, le retour d’une civilisation que l’on croyait éteinte et la méchanceté à l’état le plus méprisable.
    Bien peu s’en rendent compte immédiatement, mais il ne faut pas qu’ils restent témoins silencieux, emportant dans la tombe leurs souvenirs d’un âge si vite révolu dans le tourbillon inexorable du temps.
    Voilà bientôt mille ans que je traverse la galaxie. J’ai vu la beauté côtoyer les ténèbres, et la laideur au service du bien.
    J’ai vu des choses que je ne suis pas autorisé à divulguer, car toutes les histoires ne sont pas bonnes à raconter, mais toutes sont bonnes à connaître.
    Asseyez-vous, et écouter le récit que je veux transmettre ce soir. Cela se passait il n’y a pas si longtemps, cent ans tout au plus, sur une planète isolée, loin, très loin, plus loin que dans vos rêves, mais encore plus proches que peuvent vous le faire craindre vos cauchemars…

    Krorgark était un Ork Sauvaj’ qui avait commencé sa carrière de combattant en tant qu’ermite sur une planète inhospitalière en dehors de l’Imperium de l’Humanité. Il avait suivi une Waaagh ! et découvert rapidement les joies de l’écrasement de crânes humains. Sa lutte continuelle pour la survie l’avait amené à rencontrer Baalakai, Terminator Dark Angel, alors qu’il n’était que Boy. Le Space Marine était devenu rapidement son « meilleur ennemi », avant qu’un évènement inattendu ne débouche sur une situation sans doute unique : lors d’une attaque massive menée par la Death Guard et ses suivants fanatiques, Ork et Space Marine avaient été contraints de se battre ensemble, séparés de leurs troupes respectives. Une amitié virile et solide s’étaient forgée entre les deux guerriers, mais elle avait été mise à mal par l’Inquisition, qui accusait dans l’ombre Baalakai d’hérésie. Alors que Krorgark dirigeait maintenant sa propre Waaagh ! et que Baalakai avait été élevé au rang de Chevalier de la Deathwing, les deux camarades avaient été séparés à de maintes reprises, mais l’univers entier semblait déterminé à les réunir dans les pires conditions imaginables… »






    Le récit
    Super-Gargant « Kraz’ Tou’ », de la Waaagh ! Gorkwatch, Arkhona, troisième jour.
    « Pluss’ fort, band’ de fainéants ! »
    Le cri fut accompagné d’un coup de fouet. Il atteignit Krorgark (Dit le Chasseur.) au dos, mais celui-ci ne le ressentit pas, occupé qu’il était à penser à son infortune ; et aussi au moyen d’y échapper.
    Il y avait de cela une semaine, sa puissante Waaagh ! itinérante avait heurtée l’immense Space Hulk de la Waaagh ! Gorkwatch. Henrkrazeur, son Big Boss, avait envoyé des troupes enlever un maximum d’Orks afin de faire tourner ses énormes machines de guerre, en partance pour Arkhona. Même si la majorité des Tas d’Boue Spatiaux de Krorgark (Dit le Shooté.) avaient réussi à s’enfuir, il avait été enlevé avec le groupe de boyz qu’il menait à la bataille.
    Les dirigeants de la Gorkwatch l’avait expédié travailler dans la fournaise du moteur du plus grand Gargant de l’armée, le « Kraz’ Tou’ », sous la garde de Grazkul, le second de Henrkrazeur lui-même. Ils avaient rient de son armure en os de Squiggoth, ils avaient rient de ses fling’ mal entretenus, ils avaient rient de sa condition d’Ork Sauvaj’ (Refusant les dernières avancées technologiques Orks.). Mais Krorgark allait s’échapper et se venger… Car il était convaincu d’avoir une longueur d’avance sur ses tortionnaires…
    …Krorgark (Dit le Sauvaj’.) est un Ork Sauvaj’.


    Bondissant joyeusement dans les conduits d’aération, le petit animal de compagnie de Krorgark se dirigeait résolument vers son objectif. En tant que Sauvaj’, le Chasseur prêtait une extrême attention aux Squigs. C’est ainsi que son Squig-poison violet, guère plus grand qu’une main, avait été observé minutieusement, capturé puis dressé afin de devenir un compagnon fidèle. Et la petite créature faisait même preuve d’une certaine intelligence dans l’exécution des tours qui lui avaient été appris. Elle allait donc devoir reproduire le tour « ramène l’objet X », X étant cette fois-ci la clef que le Fouettard Ork gardait à sa ceinture. S’arrêtant devant une grille débouchant juste au-dessus dudit Fouettard, la petite créature fongoïde laissa échapper un petit bruit aiguë de soulagement, confortée dans l’idée que sa mission serait menée à bien. Usant de ces petites griffes, le Squig-poison entreprit d’ouvrir la grille. Ce qui prit du temps. Beaucoup de temps…


    Au dehors, le Gargant continuait sa course dans la nuit à pas de géant. Après avoir écrasé un avant-poste Impérial et fait de nombreux prisonniers, il poursuivait son chemin dans les plaines glacées non encore souillées par la guerre d’Arkhona. Sa silhouette se découpa dans la lune alors qu’il s’arrêtait devant un curieux marais aux milieux du désert.


    « Mé ke fait ce Squig ? Grommela Krorgark. Il devrait êtr’ là… »


    On appela Grazkul - dite le Trakeur - sur la passerelle. Plus grand qu’un Ork ordinaire, ce dernier était aussi bossu à l’extrême : ses muscles recouvraient une bosse énorme dans son dos en étrange assemblage organique, alors qu’il pouvait à peine fermer la bouche à cause de ses dents. Sa physionomie faisait l’effet d’un grand panneau où serait marqué « Attention ! Machine à tuer ». Un casque en crâne de prédateur de sa planète natale et une grande fourrure de la même provenance complétait le terrifiant tableau.
    « Boss ! fit un de ses subordonnés. Cé pa’ naturel ! Kess’kon fait ? »
    Le second de Henrkrazeur se concentra un instant, puis grogna avec sa voix caverneuse, caressant de la main sa hache tronçonneuse :
    « Relancez les machin’. On entr’ là-d’dans. »

  2. Le Squig-poison s’autorisa une petite pause, son minuscule cœur bondissant dans sa poitrine.


    Krorgark laissa échapper un juron.
    « Mé bon sang, cé pa’ vrai ! Fit-il, excédé.
    -Koi ? Rugit le surveillant de la rangée d’esclave. T’as un problèm’, l’arriéré ?! »
    Laissant son fouet pour une masse, il abattit violemment le bout métallique sur le crâne de Krorgark. L’air outré du Big Boss capturé le fit éclater de rire ; même les esclaves Orks partagèrent son hilarité. Blessé dans son orgueil plus que dans sa chair, le Sauvaj’ serra les dents pour encaisser… et brisa sa pilule de drogue caché dans une dent creuse. Avant que la puissante décoction préparée par ses soins n’embrume son esprit, il se réprimanda vivement d’avoir oublié depuis trois jours qu’il possédait une telle arme…
    Une nouvelle force envahissant tous ses membres quelques secondes plus tard, l’esclave s’arc-bouta sur ses chaînes, faisant crisser le métal. Vaguement conscient qu’il se passait quelque chose d’anormal, le Fouettard plissa les yeux pour tenter de voir ce qui se passait au travers de la fumée grasse et rougeoyante des machines, mais ne put rien voir. D’ailleurs, il ne voyait plus rien du tout : les grosses mains de l’évadé s’étaient posées sur sa tête et lui avait fait effectuer un tour complet. Le corps tomba mollement au sol, alors que le crâne volait dans les airs, défonçant une grille et faisant tomber la petite créature qui se tenait dessus. La chute du Squig-poison fut amortie par le cadavre. Alors que Krorgark lançait un regard sévère à son animal de compagnie, celui-ci l’ignora, se dandina jusqu’au trousseau de clefs du défunt et les tendit à son maître de l’une de ses deux petites pattes griffues, l’air le plus innocent du monde. Riant aux éclats, aidé par la drogue dans son attitude débonnaire, il tapota affectueusement le Squig avant de le faire monter sur ses épaules. Puis il se tourna vers ses boyz.
    « Alors, ki sé ki rigol’, main’nan’ ? »


    Alors que le Chasseur libérait ses boyz et filait dans les coursives en direction de son équipement confisqué, le Super-Gargant marchait dans l’inquiétant marais. Ici, les glaciers avaient pris des teintes étranges… Verte, brune, parfois même violette… Et, dans la brume, on croyait voir des ombres… L’une d’elle, sautant d’un gigantesque glacier, atterrit sur la passerelle de commandement du Kraz’ Tou’ en poussant un cri terrifiant.
    Grazkul fut le premier à réagir : sa hache bondit littéralement dans sa main et ouvrit la créature inconnue en deux. Un Lictor tomba sans vie sur le sol.
    Les boys observèrent leur chef avec étonnement : sa hache avait presque bondit dans sa main.
    « Reprenez l’boulô’ band’ d’abrutis ! hurla-t-il. Les Tyranid’ son’ à bord ! »

    Les gardiens neutralisés, Krorgark avait rendu l’équipement à leurs propriétaires, et étaient rentré dans son armure avec soulagement. Tout son attirail était là : son Schock Attak Gun artisanal, sa lame-triple empoisonnée, ses seringues…
    Autour de lui, quinze boyz assoiffés de sang attendaient ses ordres.
    « Boyz ! Hurla Krorgark bien qu’il fut juste en face d’eux. On va libérer les esklav’ du niveau voizin, leur filer les arm’ dé gardiens et sortir par l’ékoutill’ C ! Kess’ vous en dites ?
    -Waaagh ! »
    S’engouffrant avec sauvagerie dans les quartiers des gardiens, les Orks prirent leurs tortionnaires par surprise et les tuèrent jusqu’au dernier. Même le Nob en faction tomba rapidement : se servant de ses griffes, Krorgark escalada un mur et lui trancha la gorge alors qu’il était dans son dos ; ce n’était pas pour rien qu’on l’appelait le Chasseur. Se reportant au plan de la section, Krorgark le montra aux boyz.
    « R’gardez !
    -Urrk ?
    -Ici ! Là ! Cé pourtan’ pa’ bizarboy ! »

    Menant à coup de poing ses guerriers déboussolés, le Sauvaj’ les conduisit de prisonnier en prisonnier. Bientôt, cinquante Peaux-Vertes et quelques Humains capturés s’enfonçaient dans les couloirs, avides de vengeance.
    « Enkor’ une, et on va arracher la têt’ de Grazkul. dit Krorgark à ses Orks. Et pi’ on… »
    Il s’interrompit ; seuls ses yeux de Sauvaj’ aguerri lui avait permit de voir le danger : descendant lentement la paroi métallique de la pièce suivante, un Genestealer Alpha et son essaim encerclait les évadés qui les précédaient.
    « Tyranid’ ! cria le Chasseur, ouvrant le feu de son Schock Attak Gun « brikolé » incorporé au bras gauche de son armure. Sur les murs ! »
    Entendant cela, les Humains libérés paniquèrent, tentèrent de s’enfuirent, et se jetèrent ainsi dans le piège des Tyranides. Les extraterrestres avaient silencieusement encerclé le groupe. Le Genestealer Alpha remarqua Krorgark comme le chef de ses proies et se jeta sur lui avec férocité pour l’éliminer. Dégainant sa triple-lame empoisonnée, le Big Boss se rendit bien compte qu’il ne pouvait rivaliser en vitesse avec son adversaire ; de plus, il était lentement mais sûrement isolé du reste du groupe. Le petit Suig-poison lança un « Squig ! » plaintif, et, Krorgark improvisant une retraite, se lança dans une cheminée d’évacuation. Il chuta de plusieurs dizaines de mètres, tentant désespérément de se raccrocher aux écoutilles murales... Le Genestealer Alpha rugit son triomphe, plusieurs mètres plus haut.


    Grazkul retira sa hache encore vibrante du torse d’un Genestealer. Il avait quitté son centre de commandement ; si les étages supérieurs du Super-Gargant étaient bien protégés, les niveaux inférieurs réservés aux machineries et aux esclaves avaient été rapidement envahis. Avec une escouade de Méganobz, il avait commencé à pacifier son bâtiment, mètre par mètre. Il était un combattant inégalable, et pas même un groupement de trois Lictors n’avaient pu l’arrêter. Mais il était aidé par… Non, il ne fallait pas y penser. Y penser, c’était être soumis à un examen mental éreintant... Sa hache vrombit violemment, comme si elle réclamait du sang…
    « Kontinuez par-là. haleta-t-il, soudain essoufflé. Je me charge de fermer l’ékoutill’ C… »
    Il fallait qu’il soit seul. Pour tenir.



  3. Rebondissant douloureusement contre les parois de la cheminée, Krorgark parvint à prendre appui de ses deux pieds verticalement pour traverser le mur. Il atterrit violemment dans une salle qui, comme il le remarqua une après avoir repris ses esprit, était une cellule.
    « Nom d’Gork ! » laissa-t-il échapper.
    Les prisonniers étaient des Space Marines. Mais alors que la majorité étaient morts ou sans intérêt aux yeux de Krorgark, l’Homme du fond retint son attention. Seulement vêtu des plaques d’armure greffées à sa peau, sali d’écarlate, retenu au mur par plusieurs barres de métal pliées, Baalakai jetait un regard vide aux alentours.
    Krorgark s’élança jusqu’à son ami, conscient de ses blessures graves. Actionnant un lourd levier, il fit descendre le Dark Angel jusqu’au sol, où il s’écroula sans mouvement. Le Peau-Verte lança :
    « Alors Kamarade ? Toujour’ dan’ l’pétrin ? »
    Baalakai garda le silence, son visage barbu presque serein. Pour la première fois, la gorge du Chasseur se noua d’angoisse. Baalakai étai-il mort ?
    « Baalakai ? Baalakai !? »
    Il martela le plastron marqué du sceau de l’Imperium de ses poings.
    « T’es vivan’ ? T’as pa’ l’droi’ d’mourir, t’endan’ ? T’a pa’ le droi’ ! Réveill’ toi, cé un ordr ! Ta pa’ l’droi’ d’krever ! »
    Lancé dans un soliloque, comme un fou, il jeta le marine sur son épaule ; malgré sa force, le fardeau était pesant. Son cerveau primitif fonctionnant à pleine vitesse, il se remémora la carte qu’il avait consulté dans les quartiers des gardiens. L’écoutille C ! Sa seule chance de survie ! Leur seule chance de survie ! Il avait assassiné, massacré, brûlé, trahit… Mais jamais il n’abandonnerait Baalakai ! Il lui devait trop. Il couru dans les couloirs… La liberté était proche !

    Bientôt, l’écoutille C apparue : une ouverture d’une dizaine de mètre dans le sol. La neige filait sous elle ; le Super-Gargant avait quitté le marais Tyranide. Il s’élança vers elle… Et s’étala de tout son long dans la salle. Baalakai glissa dangereusement vers le vide.
    Grazkul sortit de l’ombre.
    « T’es vraiment qu’un raté… fit-il, méprisant. Je savai’ k’t’étai’ tombé bas, mai’ pa’ à c’point là… Krois moi, cé un kadeau k’j’te fais en te tuan’ tout d’suit’ ! »
    Titubant légèrement, Krorgark se releva et voulu utiliser son fusil ; peine perdue, Grazkul était déjà sur lui. Après un court échange de coup, le Sauvaj’ fut rejeté contre un mur, son armure entaillée par l’arme de son adversaire. Les yeux du second de Henrkrazeur luisaient d’une lueur meurtrière.
    « Tu sé koi ? J’kroi k’je vé t’garder en vie enkore un peu… Le temps k’tu voi’ ça ! »
    Baissant sa hache, il entama le corps du Space Marine sur le sol. Le sang convergea étrangement vers les lames rotatives de l’arme.
    Krorgark se releva de nouveau et percuta Grazkul avec force ; celui-ci en fut étonné. La triple-lame intégrée au gantelet droit du Shooté décrivait des arcs meurtriers, captant la lumière ambiante pour se transformer en une mortelle étoile filante. Là où Grazkul envoyait de large coup de hache et comptait sur sa puissance, Krorgark avait un style de combat plus virevoltant, plus vif. Les deux étaient adeptes de la ruse maligne, animale et cruelle. Le talent du Sauvaj’ était grand, mais le Trakeur semblait soutenu par quelque obscure puissance… Bientôt, le Chasseur, fatigué, fut de nouveau surclassé et envoyé au sol.
    « Pass’ le bonjour à Gork et Gork de ma par’ ! Gouailla l’Ork bossu. Boss de rien-raaaah ! »
    L’immense Peau-Verte vacilla, une main sur son visage. Baalakai se dressait maintenant entre lui et sa victime, blanc comme la neige, mais à nouveau éveillé. Un liquide acide avait atteint le Peau-Verte au visage : le produit de la Glande de Betcher. Cela donna suffisamment de temps au Shooté pour se relever.
    « Krorgark ! haleta le Fils du Lion d’une voix faible. Tu… Je… »
    Il voulait dire quelque chose, mais son regard tomba sur son torse. Dans un bruit atroce, la hache tronçonneuse de son adversaire venait de voler vers lui, transperçant chair et armure. Les lames rotatives continuaient de rouler, traçant un sillon sanglant dans le corps de sa victime. Puis elle reparti dans la main de son propriétaire.
    S’affaissant, Baalakai tomba par l’écoutille C. Krorgark se précipita en hurlant de rage, et tendit les mains pour rattraper le Space Marine. Celui-ci, dans un geste désespéré, referma sa main sur la première prise à sa portée : une lame empoisonnée du Chasseur.
    « Tiens bon !
    -Krorgark… Je vais… lâcher… »
    Les Orks ne pleurent jamais. Ils ont une autre manière de réagir à la tristesse.
    « J’ai un plan ! Ch’ui’ ékipé komm’ dan’ l’vaisô de l’Inkisission !
    -Pas cette fois… Son regard s’égara, à l’approche de la mort. Te rappelles-tu… l’attaque contre les Illuminati ? Ils ont dit… comme des frères ennemis… Ils avaient raison… »
    Puis il disparut dans une bourrasque de neige. Krorgark bondit à sa suite en appuyant sur un bouton intégré à son armure.


    Recouvrant enfin la vue, Grazkul toussa :
    « Un Chokboy… à champignons ? »
    Il était certain que Krorgark pouvait s’en tirer, avec ou sans l’Humain. Il avait échoué à arrêter les deux évadés les plus importants du Super-Gargant… Mais il cessa de penser à son échec ; la chose dans sa hache pourrait en profiter. De plus, son esprit était occupé par autre chose, presque une angoisse : les Orks ne pleurent jamais. Ils ont une autre manière de réagir à la tristesse. Elle est sanglante, incontrôlable ; elle s’appelle la vengeance.
    A cette pensée de carnage, une discrète rune à huit branches, camouflée sous plusieurs plaques de taule fixées à la hache tronçonneuse, luisit faiblement…
  4. CreatorOfMoon Creator Well-Known Member

    Alors si tu veux un avis c'est génial, t'as vraiment envie de lire la suite, entrainant et ta présentation est pas trop longue. On a bien sur envie de savoir la suite mais ya deux soucis a ton récit selon moi

    1- t'as trop de -dit le " """ - genre pour Grazkul t'as - Dit le Trakeur- ça au moins c'est clair mais pour Krogark t'as - Dit le Chasseur- - Dit Le Sauvaj'- et -Dit le Shooté- donc en gros on sait pas trop de qui tu parle et c'est embetant pour le début ^^

    2- La fin on sent que t'as du raccourcir (jme trompe peut etre mais bon j'explique) en gros ça s'enchaine très (voir trop ? ) vite genre on sait pas ce qui arrive des Tyty quand ils sont dans la prison, on comprend pas comment Grazkul arrive la ( il arrive direct tout en bas du gargant alors qu'il était tout en haut.).

    Sinon ton scénario est sympa mais si j'avais un conseil a te donner, ce serait garder plus de mots pour écrire la fin de façon plus claire et limitte laisser plus de mystere sur qui est Henkrazeur, la Gork Watch, Le Gargant.

    On a l'impression que ton texte devrait être plus gros mais que tu t'es fait limité par le nombre de mot a avoir ^^'

    Encore GG cela dit c'est cool comme nouvelle, ça change des histoires SM ou SMC qui sont récurrentes ^^
    ( je sais qu'on a l'impression que je critique tout le temps mais je te donne mon point de vue personnel, perso j'ai pas la patience de faire un seul des truc que je t'ai dit ^^' encore moins la patience d'écrire un aussi long texte ^^)
  5. Ton avis est apprécié à sa juste valeur, Creator ! Jamais je ne dirais sérieusement que tu ne fais que râler, rassure-toi.

    Alors là, je prends un peu ma petite voix : moui, c'est vrai que ça s'enchaîne vite... Mais c'est pas de ma faute, j'avais prévu de faire ça dans les dix page, avant de relire le règlement et de voir que le concours limitait la nouvelle à deux-mille cinq-cents signes ! J'ai essayé de montrer que Grazkul allait vers l'écoutille C pour se séparer de ses Méganobz, mais j'ai légèrement raté, dirait-on...

    Par contre tu as raison : une fois dans la prison, il ne faut plus entendre parler des Tyranides. Je modifierai ça dans la version finale.

    Pour le reste, ben... J'ai déjà testée deux autres configurations de textes, mais c'est vraiment celle-ci que je préfère...

    En tout cas, merci de tes compliments, ils me font vraiment plaisir !
    crowe-leretour and Henribar like this.
  6. Juste énorme !
    J'ai cherché ce qui pourrait ne pas être bien et en faite je suis du même avis que Creator. La fin n'est pas baclée mais un peu rapide et j'ai eu un peu de mal à me repéré entre "le chasseur" et "le shooté"

    Que dire de plus... bah c'étais génial et sa avait l'avantage d'être à la portée de lecteurs ne connaissants pas trop ou pas du tout l'univers de 40K pour la lire.

    À partager et à éditer :p
  7. Editer ? Il ne faut pas en faire trop non plus...

    Ah oui, les surnoms. J'ai oublié d'en parler avec Creator, désolé Creator !

    En fait, je voulais garder les surnoms pour deux raisons. La première, la plus grande, c'et que ça fait Ork : rien dans la demie-mesure, un peu ridicule... Krorgark a un autre surnom, c'est le Taré !
    La deuxième raison existe pour me permettre de jongler avec les mots : répéter trois fois de suite Krorgark dans un texte est mauvais, alors qu'avoir plein de noms pour un personnage me permet de le nommer souvent mais sans mauvaise répétition !

    Je verrais ça avec mon père lors de la traduction (Un moment douloureux, je le crains...). De plus, ça libèrerait de la place...
    crowe-leretour and Henribar like this.
  8. Il est vrai que tout au long du récit on retrouve l'esprit ork ce qui lui donne un style agréable a lire ( surtout l'intro au début en mode ork qui m'as bien fais rire )
  9. Je suis très content que cela plaise ! Le tout, c'est d'être légèrement drôle, tout en sachant rester sombre, sanglant, bref, "Warhammerquarantemillien", dans le style de Warhammer 40,000. Apparemment, je m'en sors bien !

    En fait, Krorgark et Baalakai ont une grande histoire ; j'en parlais un peu à l'ouverture de ce forum. J'ai même réussi à mener à bien un livre d'une quarantaine pages sur eux, un exploit pour moi !

    EDIT : Tiens, le message de Akennov a disparu !
  10. Henribar Henribar First Blood!

    En tout cas on espère que ta nouvelle (améliorée bien sûr) plaira à Mr. McNeil!

    Je suis toutafay d'accord avec Creator, une nouvelle raconté du point de vue ork est toujours géniale car la plupart des histoires sont du point de vue SM&SMC. Je me doutai (un peu) que French allait faire une nouvelle "ork", mais cela n'empêche, j'ai eu une agréable surprise! :)
    crowe-leretour and Frenchtouch03 like this.

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